Archive for mars, 2006

Changeons !

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Quand avons-nous abandonné ? Qui donc nous a dit et répété, que nous ne changerions pas le monde ? Pourquoi les avoir écoutés ? Pourquoi les avoir crus ? Notre nouvelle foi en ce monde est-elle que nous ne le changerons pas ? L’impuissance est notre religion, le renoncement et la fatalité notre seul credo ?

Tant qu’un homme, un homme du genre humain peut écrire ces mots et les intituler "Lieux communs", comme une nouvelle et inamovible désespérance, tant qu’un homme du genre humain peut lire ces mots avant que de sourire, peut être et passer à autre chose, alors le monde continuera d’être encore, mais pour combien de temps, ce petit cailloux qui, tout comme nous, ne tourne plus très rond.

Il tourne vraiment pas rond, ce petit cailloux qu’on appelle le monde.
Sens tu comme moi, mon frère, habitant de la terre, d’ici ou de là bas
monter en toi ce malaise, ce mélange étrange aux saveurs douces
amères, goût de cendres et de miel, d’impuissance et d’espoir ?

Quand nos regards se croisent et qu’ils ne se voient pas, anonymes,
sans visages et sans voix, lonely people in a lonely world we are.
Quand tout devient banal, la violence, la misère et même la mort
dans nos assiettes chaque soir en hors d’œuvres au menu du journal
de 20 heures, voix monocorde, images chocs….
"bon appétit si vous êtes à table"
Ground zéro, game over, play again?

Quand la mer est si calme et si belle, quand le ciel est si bleu,
pur et sans nuage, quand la musique en nous frissonne, qu’un rayon
de soleil me caresse la joue, quand je t’aime coeur à corps et que tu
m’aimes aussi… je me dis qu’il faut vouloir encore et aimer la vie.
Ca secoue, ça chavire et ça nous emporte tant de beauté et de laideur
mêlées, tant d’amour et de haine à la fois.

Alors dis moi mon frère, mais le sais tu, comment faire pour ne
pas regarder en bas, ne pas tomber et rester là, quand rien ne va,
quand tout fout l’camp, les yeux et les bras grands ouverts,
devant cet océan de beauté et de larmes sans se noyer dedans?
Quand un homme, une femme, un enfant n’a plus dans son regard
qu’une question…pourquoi?
Quand l’insouciance n’existe pas, qu’on voudrait tant et que l’on ne
peut pas….refaire le monde, rien que ça…et pourquoi pas?

Dans nos villes halogènes on porte sur soi, comme un emblème,
les guenilles existentielles de nos âmes insatisfaites…
Dans un village, un camp ou un désert la bas, une femme n’a d’autre
avenir ni d’autre choix que de tenir entre ses bras sa propre chair qui
s’éteind, sans un cri, sans un pleur, dans la douleur muette qui est la
seule voix, quand il n’y a plus de mots, quand tout est joué d’avance
et que l’inéluctable n’est qu’une question de temps un jour, une heure
quelques secondes.
" This is the end….my only friend, the end…"

Prends ma mains, souris moi
serre moi contre toi,
refait un monde de douceur
met ce baume sur mon coeur
et que la lumière soit!
Que serions nous, dis moi… si l’amour n’existait pas ?

Dans moins d’une heure peut être, l’occasion pour chacun d’agir en conscience nous sera fournie.
Dans moins d’un jour sans doute, l’opportunité nous sera offerte de nous comporter autrement qu’à l’accoutumée.
Dans moins d’un mois, la possibilité qu’à chacun d’entre nous d’agir, de faire un pas en avant, vers l’autre, pour l’autre nous sera donnée.

Le fatalisme commence par soi-même…

Alors changeons,

Maintenant !