Archive for mars, 2007

Un soir avec moi…

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Bonsoir moi !

Voilà des mois que ne je m’étais remis à écrire. J’entame valeureusement une page blanche sans trop savoir si quelque chose en sortira. Mais l’envie est là. Les mots sont sévères, voir injustes parfois. Ils ne se laissent pas menés par le bout du nez. On croit leur faire dire quelque chose mais à la relecture, ils ont tout chamboulé. Un mot à la place d’un autre, des phrases qui ne parlent pas ou plus, qui restent sourdes et muettes. Quels mots employer pour dire la folie de ma vie, ces errements et cette certitude encore et toujours qu’il n’y a pas de certitudes. J’envie toujours autant ceux qui ne se posent pas de questions ou ceux qui peut être trouvent des réponses, ma foi. J’ai toujours l’impression en écrivant de balancer tout et son contraire sans jamais rien trancher. Je devrais sans doute essayer autre chose et pourtant je ne parviens pas à me résoudre à changer. Il y a des moments si parfaits, si surprenants, si invraisemblables dans l’existence que je ne peux me résoudre à chercher la paix ou la tranquillité de mon âme. Cette instabilité constante, cette curiosité permanente qui me pousse à me demander, assis sur un banc, ce que je ressentirai si j’étais assis là, sur le banc d’en face. Mais à ce même instant, je suis éblouis par un rayon de soleil qui vient frapper, rebondir sur une fenêtre que l’on vient d’ouvrir. L’attitude, le naturel de cette femme s’appuyant alors à son balcon est si juste, si vraie, l’espace d’un seul instant, que je remercie la vie de m’avoir offert une image de plus, une image de mieux.

Choisir sa route, son chemin, organiser son voyage, est-ce l’assurance de voir tout ce qu’il ya d’intéressant à voir ou se priver de se surprendre ? Est-ce que la vie cherche à me distraire en permanence pour m’entendre dire au bout du chemin que tout cela n’était que tentations et qu’à tout voir, tout vouloir, tout goûter, j’ai oublié l’essentiel ? Suis- je responsable de par mon inconstance forcenée du destin de ma propre famille ou ne parvient-elle pas à voir, comme il me semble le ressentir, que c’est de sa nudité matérielle qu’on apprend la valeur d’un sourire ? Est-ce que je répondrais jamais à toutes ces questions ?

Je peux vous raconter ma vie de mille et une façons, la regarder en face ou par tous les côtés, vous dire qu’elle est ratée ou que j’aime qui je suis devenu. Il y a mille vérités, mille mensonges, des jours sombres où l’on se demande ce qui n’a pas fonctionné et ces jours immenses et merveilleux où tout vous semble clair, évident alors que rien, si ce n’est vous-même, n’a changé entre les deux. Aimer les choses pour ce qu’elles sont, aimer les gens pour se qu’ils sont, aimer la vie pour ce qu’elle nous offre et non la détester pour ce qu’elle ne nous a pas permis d’espérer. L’espérance est ce qui reste à ceux qui n’ont su trouver leur foi en eux même, au plus profond d’eux même. Je sais, je sens en les écrivant que ces paroles sont justes car aucun oui mais ne se manifeste alors dans ma tête. Je les prononce avec une foi profonde et une conviction intacte. Je ne suis pas maître de mon chemin et je ne pourrai regretter d’avoir un jour lâché sa main. J’ai goûté bouches plus enivrantes, j’ai vu d’autres yeux plonger dans les miens, j’ai vécu des matins, des soleils, connu d’autres parfums. Tant de moments d’ivresse, d’instants qui ne demandent rien, où la vie simplement, où l’amour nous emporte plus loin, juste parce qu’on a su être là et ne rien exiger pour soi même.


Koop – Whenever there is you